26 octobre 2021

Le Canardeur

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La question sociale en France : Le R.M.I ou le fiasco de la gauche

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Difficilement programmée pour obtenir une définition unanime, la question sociale demande pourtant un consensus si l’on veut agir efficacement et non électoralement. Dans une société où la sphère politique prend en otage ce sujet, parfois bordée d’une démagogie sans pareille, comment réussir à créer une plateforme de pensée et d’action qui représenterait plus qu’un “petit” dénominateur commun ? Les politiques décident de l’action sociale de notre pays. Ceci dit, ils ne sont pas les seuls à agir et il est aussi temps de rendre à Caïus ce qui lui appartient ( Ca change de César).

L’action sociale, c’est quoi ?

Au fil des décennies, on a pu se rendre compte que la définition politique de l’action sociale évoluait en fonction des situations économiques, d’une part, et selon la couleur politique qui nous gouvernait d’autre part. Nous avons connu le social comme l’idée d’améliorer le sort des classes les plus défavorisées. On a également croisé les moments historiques ou l’on retrouvait deux catégories sociales dans notre univers: Les patrons et les ouvriers. Ainsi, on ne pouvait que constater l’éternel recommencement d’un processus de domination d’une classe sur l’autre à l’instar des siècles de monarchie qui nous rappellent parfois à leur bon souvenir. C’était l’époque de l’industrialisation et des patrons “bienveillants”.

Puis, on s’est retrouvé à tenter de définir une équité entre la notion de capital et de travail. Entre l’augmentation des impôts et les nouveaux droits des salariés, on constatait un bruissement partiel d’une nouvelle connexion sociale. C’était le front populaire ( 1936). Cela a permis d’endiguer la famine ( A une époque beaucoup de salariés succombaient de faim mal récompensés d’un labeur fragilisant leur santé. Contre la misère, on a réussi à faire plier les grands entrepreneurs de notre pays. Certains syndicats voulaient les briser, certes oui, mais était-ce là une forme d’intelligence ? On a vu ce que la nationalisation d’entreprises allemandes en RDA après la seconde guerre mondiale, a provoqué un choc rude en terme de paupérisation de l’emploi. Cette pauvreté cachée derrière le drapeau de la ” liberté” profitait à une élite communiste qui dans l’arrière boutique oubliait les principes même de sa doctrine initiale.

L’ensemble des politiques sociales réalisées jusqu’à ce jour, furent l’objet de plusieurs conséquences. Certaines ont bloqués le mécanisme de l’ascension sociale. Cela parait étonnant, mais c’est le résultat de 40 années d’action sur le terrain au rabais ! L’exemple le plus caractérise est la mise en place du R.M.I . Voilà le symbole de la perfidie des hauts fonctionnaires qui travestissent une loi apparemment humaniste au nom de la sacrosainte “économie de budget”. Entrée en vigueur en France en Décembre 1988, ce revenu garanti aux plus démunis, devait sonner la révolution sociale française. Il créera, en réalité, un énième sous-prolétariat. Entre les intentions et les réalités, c’est souvent le grand écart. L’intention était politique et la mise en place une exécution sociale !

En cause les moyens !

Comme vous le savez, avant de mettre en place une loi ou une action d’envergure nationale, on fait ce qu’on appelle des tests régionaux. Rennes Besançon ou encore le territoire de Belfort furent choisis pour évaluer le fonctionnement de ce nouveau concept en France. Auparavant, on attribuait à la population démunie, des bons alimentaires d’une valeurs de 400 francs ( 61 euros) par semaine, selon les familles. Ce système restait un réel soutient mais ne permettait pas aux bénéficiaires de trouver des opportunités professionnelles. L’idée était d’allier l’aide sociale avec l’insertion par l’économie. Concept révolutionnaire ? Pour la France, oui !

Promesse électorale du candidat Mitterrand en 1988, elle mis à peine 7 mois à se mettre en place sur le territoire français. Pendant les mois de préparation de ce dispositif, les tests grandeur nature s’effectuèrent sur la base d’un accompagnement suivant le ratio suivant: Un agent d’insertion pour 80 voire 100 bénéficiaires. Les bilans finaux positifs confirmèrent le bienfondé du concept.

Mise place nationale : Les hauts fonctionnaires et leur fameux ” coupe-budget 

Décembre 1988 : Mise en place officielle du R.M.I ! Seulement le ratio Agents d’insertion / bénéficiaires passait de 1/100 à 1/400 en moyenne. L’efficacité sombrait à cause de la logique de l’économie de budget. Et au fil des années, cela empira jusqu’à rendre impossible une réelle insertion par l’économie. Songez que dans certains départements, le ratio était poussé à 1 /700 ! Du coup les bénéficiaires, lorsqu’ils rentraient dans un processus d’insertion (ce qui était loin d’être une sinécure) se retrouvaient, au mieux, engagés dans des contrats de travail précaires financés par l’état et se retrouvaient au bout du compte dans la même situation sociale voire pire ! Au lieu de se lancer dans l’ascenseur social, ils tournent en rond ! Une ritournelle qui arrangeait tout le monde. Et cette mascarade continue.

Tout cela n’a fait que créer une nouvelle classe sociale encore plus paupérisée que les smicards : Les ” érémistes” Cruel et terrifiant ! Au nom de l’économie budgétaire, on créera au final une nouvelle boite à perdre ! Aujourd’hui, on a changé de nom avec le R.S.A qui change un peu le fonctionnement. On en reparle dans un prochain article.

Frédéric Quillet

Pour d’amples informations sur le R.M.I


Revenu minimum d’insertion — Wikipédia (wikipedia.org)

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