27 juillet 2021

Le Canardeur

Pour que la liberté d'écrire reste légion !

Une utopie, un espoir, un objectif ?

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Un jour, j’ai voulu croire que la liberté de penser était l’apanage d’ un système démocratique dans un pays républicain garant des valeurs humaines fondamentales. Aujourd’hui je doute.

Sur quel socle partagé, peut-on encore construire un projet commun afin d’assumer sa place dans la société et aboutir à un projet d’envergure ?

J’ai appris à quel point il était vital de s’investir pour un projet futur afin que s’érige une organisation fondée sur ce qui nous rassemble et sur nos valeurs. Rien n’est plus plus compliqué d’aller les deux de nos jours. Aujourd’hui, ce que l’on méprise le plus, c’est le débat contradictoire au sien sein d’un mouvement politique . Cela montre bien l’importance de changer de paradigme.

Ce qui tue la démocratie, c’est l’entre-soi. L’ ” entre-riche, l’entre-pauvre, l’entre communautariste. Ce qui compte, l’entre-vivre ou l’entre-nous ? Aujourd’hui, les contestataires ” intra partis politiques” sont malmenés par leurs dirigeants qui demandent une allégeance sans faille. C’est dommageable. il serait certainement temps d’agir dans une réflexion sous de nouveaux modèles. L’ actuelle organisation politique a vécue. Ce qui est vrai dans ce domaine, l’est également dans les autres univers. Aujourd’hui, le constat est affligeant: On se rassemble par ressemblance et non-plus pour des valeurs. On craint la contradiction. Etre contradictoire, c’est l’exclusion assuré du groupe.

Il fut un temps où le débat contradictoire était une force dans le groupe. Cela peut revenir. Il suffit d’accepter ce fait. Nous sommes assez raisonnables pour rentrer à nouveau dans les débats d’idées différentes permettant, au final, ce que l’on appelle la synthèse.

L’homme est capable, oui, de maîtriser son destin et l’humanisme devient une valeur dès qu’il s’ouvre aux esprits différents, aux mœurs différentes, aux civilisations dissemblables.

Là ou il a la vie, il y a la mort. Là où l’amour s’agite, la haine se faufile. Les partisans de l’entre-soi refusent la contradiction en interne. Ces visions amènent obligatoirement à l’affrontement. A contre B et pas de récalcitrants en interne ! Nous sommes rentrés dans une ère de combat et malheur aux perdants ! Est-ce ainsi que l’on construit une démocratie ?

Pour réaliser un projet, qu’y a t-il de plus alléchant que le débat contradictoire au sein d’un même groupe ? Dans nos cercles de pensées philosophiques, politiques, sociétales, nous devons être capable de générer le débat contradictoire. Dans certains environnement, c’est plus facile que dans d’autre. Pourquoi ?

Bien évidemment, nous n’arriveront sans doutes pas à rassembler l’ensemble d’une société autour d’un projet. Ce n’est d’ailleurs pas souhaitable. Cependant nous pouvons commencer par nous écouter, nous respecter et grandir autour de ce concept. Illusion ? Utopie ? Il est vrai que le pouvoir n’est pas maîtriser dans ce sens. Peu sont encore les gens de pouvoir qui acceptent d’être contredit voire de laisser leur place. Dans tous les cas de figures, le pouvoir doit rester une notion de mandat donné par une majorité sur un temps défini, des conditions particulières et surtout sur un temps limité.

Nous pouvons concevoir une gouvernance allant dans ce sens et sur laquelle nous retrouverions des fondements basés sur le partage et l’action démocratique. Et si nous sortions, un instant de nos certitudes avérées afin d’imaginer un projet, un futur où l’espoir et la construction humaniste se maintiendrait en haut de l’affiche ? Je refuse de croire au concept que l’homme est naturellement mauvais.

Frédéric Quillet

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